Divide et impera – la haine contre les Allemands distrait les gens des vrais problèmes

Comme la RFA n’est pas une nation souveraine il est encore plus facile de la présenter comme bouc émissaire

Par As der Schwerter, Allemagne (cliquez ici pour des versions en Deutsch/English/español/italiano). Traduction de l’original allemand par Herse.

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Propagande antiallemande de la Première Guerre Mondiale

On a encore une fois recours à des procédés qui ont servi très bien leurs inventeurs : En Europe et dans le monde entier, on crée une ambiance antiallemande, bien visée pour faire de l’Allemagne un bouc émissaire. Après la fiction des soldats Allemands qui auraient empalé des bébés belges sur leurs baïonnettes pour des raisons de sadisme dans la Première Guerre Mondiale et après la fiction des abat-jours de peau d’homme  dans la Seconde Guerre Mondiale, maintenant on colporte que l’Allemagne était en train d’asservir toute l’Europe. En Grèce, en Espagne et en Italie on construit le mythe d’un « Quatrième Reich ». Il Giornale écrit : « Maintenant, ils retournent, mais plus avec des canons, mais avec l’Euro. […] Nous, on est forcé de tout accepter pour nous assujettir à la nouvelle impératrice Angéla Merkel, qui a l’intention de régner aussi chez nous. »

En tant que personne privée, il est difficile de s’exprimer dans un court article contre les mensonges des grandes entreprises de médias et de trouver un maximum de lecteurs. Mais beaucoup de faits montrent que la propagande antiallemande est issue d’une haine et ne correspond en aucune façon à la vérité.

Merkel : un vassal devient « empereur »

D’après les recherches de Franz-Ulrich Willeke (Deutschland, Zahlmeister der EU, 2011), depuis la réunification l’Allemagne a payé à l’UE une somme se montant à 324 milliards d’€uros (ce qui correspond à 45,1 % du budget entier de l’UE !) et elle n’a reçu que 178 milliards d’€uros – et, pourtant, les « mesures de sauvetage » n’y sont pas encore compris. Cela veut dire : L’Allemagne a donné, dans ce laps de temps, une somme de 146 milliards d’€uros aux autres pays – comme cadeau. Considérons, dans ce contexte, que l’Allemagne, depuis la fin des années soixante, est un pays gravement endetté, et pour pas mal de choses (transports en commun, théâtre, écoles, rue, pensions, etc.) il n’y a pas suffisamment d’argent. Pourquoi l’Allemagne paye-t-elle pour les autres ?

Depuis 1945, l’Allemagne est un pays occupé, en ce moment par 100 000 soldats étatsuniens et britanniques, dont le séjour est payé par les contribuables allemands. En novembre 2011, lors d’un sommet de banques à Francfort, le Ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble jouait carte sur table et disait que l’Allemagne n’avait plus de souveraineté depuis 1945. La raison secrète de cette francheté, c’est le plan propagé par d’hommes politiques tels que Monti, Draghi et Barroso de supprimer à long terme les Etats nationaux. Merkel (et avec elle toute la haute classe politique allemande) déclare que le bien-être d’Israël fait intrinsèquement partie de la raison d’État de la RFA – notons bien que ce pays-là reçoit annuellement beaucoup d’argent, d’armes et d’autre soutien de la part de l’Allemagne.

Un pays sans aucune souveraineté peut-il soumettre l’Europe? Merkel est-elle empereur ou vassal ?

La propagande antiallemande en 2011 a recours à des stéréotypes bien établis

L’UE et l’€uro ne sont pas des projets allemands; ils ne sont pas non plus une invention de la France voire de Mitterand – bien qu’il faille concéder que la France en a pu tirer profit et qu’elle a donc accéléré les pas sur la voie de l’€uro (confère l’article de Herse, « Le mythe de l’amitié franco-allemande II »). L’UE est directement issue du « European Recovery Program » que les Etats-Unis ont déclenché en 1947 (en Allemagne on parle du « Plan Marshall », « Marshall-Plan »). Les représentants du « nouvel ordre du mondial » exigent, depuis Adam Weißhaupt (cf. fondations de l’Ordre des Illuminati en 1776), que ce-dernier a besoin d’une monnaie mondiale ; et, entre les adeptes d’une « Europe unie », le projet d’une monnaie commune avait déjà été discuté avant la Seconde Guerre Mondiale.

Comme on a montré, la RFA ne tire aucun avantage financier ni de l’UE ni de l’€uro ; par ailleurs, elle se fait encore haïr due au rôle qu’elle est contrainte à jouer dans ce contexte. Tout cela, les hommes politiques allemands le savent depuis toujours. Vu le statut de vassal de la RFA, l’Allemagne n’avait pas le choix ! Une certaine quantité d’hommes politiques en Allemagne et dans d’autres pays européens ont entre-temps l’air de s’identifier avec la haute finance internationale, c’est-à-dire la vraie profiteuse de l’€uro. Merkel est une politicienne antiallemande –  les médias, qui, eux, dépendent de la haute finance, disent, évidemment, autre chose. On dit aux Italiens, Espagnols et Grecques que Merkel (c’est-à-dire les Allemands) est en train de les les coloniser, et aux Allemands on dit que les paresseux Grecques gaspillent de l’argent allemand. Mais qui profite de cet argent ? Les banques, et tous les autres en souffrent. Entre-temps on entend de plus en plus que des Allemands sont agressés à l’étranger en raison de la politique de Merkel, des mensonges des politiciens dans tous les pays européens et des rapports des médias.

L’€uro : monnaie-Monopoly et outil de la haute finance

La Federal Reserve (Fed) étatsunienne est un consortium de banques privé qui tient le monopole d’imprimer de l’argent et de le prêter à l’Etat américain, évidemment, avec un taux d’intérêt ; l’Etat, en échange, assume la responsabilité pour cet argent avec tout son patrimoine. C’est-à-dire, la Fed prête de l’argent, dont la fabrication ne coûte qu’une toute petite partie de la valeur assignée et qui remplit la fonction de devise seulement parce que cela fait part des « règles du jeu » (ce sont les lois). Cela leur donne le droit de récupérer cet argent ainsi que les intérêts ou bien, si cet argent ne peut pas être rendu, de récupérer des valeurs en capital réelles (telles que des immeubles, etc.). L’Etat lui-même ne peut pas imprimer de l’argent, il ne peut qu’encaisser les impôts. Comme il ne doit pas seulement rendre le capital emprunté, mais encore les intérêts, les dettes de l’Etat doivent forcément augmenter, d’autant plus qu’il y a encore d‘autres dépenses de la part de l’Etat (spécialement pour des guerres couteuses qui, on ne va pas être surpris, sont encouragées par la haute finance), jusqu’au moment où la faillite devient inévitable et où la Fed peut s’approprier des valeurs collatérales. Il en va de même pour ce qui est de la Banque d’Angleterre et l’€uro (dont le fonctionnement est, cependant, plus complexe).

La haute finance internationale est la vraie bénéficiaire de la „crise de l’€uro“

L’€uro a été crée pour rassembler le plus possible de pays européens dans une monnaie commune. Les taux d’intérêt bas (rendu possible surtout par la force économique de l’Allemagne) que cette monnaie permettait à tous les pays de la zone €uro devaient tenter les pays de l’Europe du sud de s’endetter de plus en plus sans se faire des soucis. La « solidarité européenne » exigée par les médias et les hommes politiques permet à la haute finance internationale de s’approprier, par ces dettes, de toute la fortune ainsi que des terres des peuples européens : Comme les agences de notation étatsuniennes contrôlées par la haute finance ont radicalement baissé les notations financières des pays du sud endettés, ils ont déclenché un cercle vicieux entre les taux des titres d’emprunts, en conséquence l’augmentation accélérée de l’endettement et, par conséquent des notations encore pires. Pour « sauver » ces pays et, prétendument, l’€uro, les autres pays doivent s’endetter encore plus, et toujours quand il y a une « mesure de sauvetage » qui ne suffit pas encore, ils sont forcés de payer encore plus, pour que l’argent déjà investi ne soit pas investi pour rien. Ce jeu se reproduit jusqu’au moment où les pays européens les plus forts se seront irrécupérablement endettés et où toutes les valeurs en capital, qui assurent les dettes de l’Etat, des entreprises et des particuliers, appartiendront aux banques qui, elles, ne sont finalement qu’une partie de la haute finance internationale. Mais déjà avant, ces pays, tels que maintenant déjà la Grèce, seront forcés à vendre des biens publiques, qu’on achètera à bas prix avec des dollars (aussi depuis la Chine !). Il est vrai que le dollar ira, plus tard, aussi le sentier que l’€uro battra, mais comme on en a encore besoin en tant que monnaie « mondiale » pour acheter l’Europe, il va falloir, dans un premier temps, détruire le système de l’€uro de manière contrôlée. Et pour assurer qu’aucun pays ne pourra sortir de ce système d’expropriation, on a créé le « Mécanisme de stabilité européen » qui ne permet aucune possibilité de retrait ou de « résiliation » et qui, maintenant, a été ratifié de tous les pays dont la monnaie est l’€uro.

Conclusion
Vous voyez que la situation est bien différente de celle que les médias nous montrent. Merkel n’est pas une « impératrice allemande », mais, au mieux, une femme de peine de la haute finance internationale, qui détruira et l’Allemagne et l’Europe. Il est fort probable que, maintenant, vous vous posez beaucoup de questions. Dans cet article, malheureusement, on ne peut pas vous donner toutes les réponses, mais à l’aide du savoir qu’on vient de vous transmettre vous serez habilité à continuer de faire des recherches en toute autonomie. Il est important de savoir que l’€uro nuit aux peuples européens et que les vrais coupables nous veulent distraire du problème de l’€uro par une propagande de la haine, c’est-à-dire avec la vieille astuce « divide et impera ».

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Lisez aussi À tous les européens par As der Schwerter.

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